09 septembre 2007

L'impossible origine germanique

L’étymologie officielle regorge de mots d’origine germanique .Cela me paraît extrêmement suspect car il faudrait pour cela que deux conditions au moins  soient remplies simultanément.

1 . Il faudrait que le même mot germanique se soit diffusé dans l’ensemble de l’aire des langues romanes. Prenons le mot GUERRE qui se dit GUERRA en italien, en occitan, en espagnol et en portugais.

Cela aurait pu se faire sous l’effet de deux processus

-      soit le mot aurait d’abord été adopté par un peuple, puis se serait diffusé à l’ensemble des autres peuples : Processus étonnant à l’époque d’un espace politique et social morcelé, l’empire romain ayant disparu

-     soit le même peuple germanique parlant la même langue aurait imposé le même mot partout. On sait que ce sont des peuples très variés et pas nécessairement germaniques qui ont envahi l’empire romain.

2 . Il aurait fallu que les mots germaniques subissent partout la même transformation pour donner un résultat identique dans l’ensemble de l’aire romane.

En réalité la prétendue origine germanique des langues romanes résulte de l’impossibilité de trouver une origine latine aux mots romans et poussent les étymologistes à proposer une autre origine. En appliquant leur principe « ressemblance vaut origine » et en allant chercher dans le vocabulaire d’une langue qui nous est doublement proche, géographiquement et historiquement, ils concluent à une origine germanique.

Voici un extrait de mon livre sur le sujet

L’idée selon laquelle la langue française comprendrait de nombreux mots d’origine germanique et celtique repose sur la méconnaissance de l’origine italienne des langues romanes. Les étymologistes français, découvrant que de nombreux mots n’avaient manifestement pas d’origine latine malgré tous leurs efforts, ont fait l’hypothèse qu’ils avaient été nécessairement apportés par les envahisseurs germaniques, notamment les Francs, ou qu’ils appartenaient au vieux fonds de vocabulaire gaulois. Mais, dans la plupart des cas, une filiation directe de l’italien rend mieux compte de l’origine des mots qu’une prétendue origine francique ou gauloise.

Dans son livre L’aventure des langues en occident, Henriette Walter donne une liste des mots français qui seraient d’origine germanique sous la rubrique « Des mots germaniques à foison ».

Passons au crible les mots en mettant en parallèle leur traduction en italien et l’origine supposée germanique telle qu’elle est indiquée dans les principaux dictionnaires.

Yves Cortez

Bordeaux le 9 septembre 2007

Français

Italien

Etymologie officielle

BOUÉe

boa

Viendrait du haut allemand BAUKN

brÈche

breccia

Viendrait du haut allemand BRECHA

espion

spione

Viendrait du germanique °SPEHA

fourrage

forragio

Viendrait du francique (reconstitué) : °FODAR

guerre

guerra

Viendrait du germanique °WERRA

Jardin

giardino

Viendrait du francique °GART

lucarne

lucernario

Viendrait du francique (reconstitué) : °LUKINNA

marcher

marciare

Viendrait du francique (reconstitué) : °MARKON

Que constatons-nous ?

– Que les mots italiens sont en général très proches des mots français. J’en déduis qu’il serait plus logique, plus simple et plus conforme aux lois de la nature que les mots français viennent de l’italien ancien, et non pas que l’italien ait adopté des mots

français, eux-mêmes apportés par les Francs. Par quel canal les Italiens auraient-ils adopté les mêmes mots germaniques et surtout les auraient-ils transformés de la même manière !

– Lorsque des mots français ressemblent à des mots germaniques, cela vient du fait que tous les mots ont la même origine indo-européenne et qu’il n’y a donc rien d’étonnant à ce qu’ils ressemblent à leurs cousins… « germains ».

Le vocabulaire français compte très peu de vocabulaire germanique et celtique. Il est fondamentalement et presque exclusivement italien.

En d’autres termes, la langue de l’envahisseur romain, l’italien ancien, a pratiquement laminé le substrat gaulois ; et plus tard les Francs, quant à eux, ont adopté le français sans marquer le vocabulaire français de leur empreinte. Quand les Francs se sont installés en France au Ve siècle, ils ont pris le pouvoir mais n’ont pas imposé leur langue, ni n’ont influencé la langue française, car ils étaient numériquement minoritaires, et parce qu’existait déjà une langue véhiculaire sur l’ensemble du territoire depuis plus de cinq siècles

C’est parce que nos premiers étymologistes pensaient a priori que le français était fait d’un mélange de différents apports qu’ils ont cru déceler des traces de parlers germanique et celtique.

Historiquement, il y a un autre exemple où la langue n’a pas été affectée par les envahisseurs : le franco-normand. Quand les Normands s’installent en Normandie, en l’an 900, ils arrivent avec une langue germanique dans un pays de langue française. Très peu de temps après, quand les Normands envahissent l’Angleterre (à la suite de la bataille de Hastings en 1066), soit moins de deux siècles après leur installation en Normandie, c’est le parler franco-normand qu’ils apportent en Angleterre, lequel est pratiquement du français.  Seule la toponymie en Normandie a gardé quelques traces du passé proprement normand (Le Havre, Honfleur, Barfleur…). Les Normands ont adopté la langue française dans sa totalité. Il ne s’est produit aucun mélange !

L’histoire nous donne des exemples, non pas de mélange de vocabulaire, mais d’intégration d’un vocabulaire nouveau et complémentaire. L’anglais compte un vocabulaire français important transmis par les Normands, de même que l’italien ancien comptait de nombreux mots latins, et que le latin a incorporé de nombreux mots grecs. Chaque fois il s’agit d’apports liés à une culture dominante. Un vocabulaire plus élaboré, qui résulte d’une civilisation plus développée, est adopté par le peuple dominé. Les Grecs étaient plus « développés » que les Latins, qui l’étaient eux-mêmes plus que les Italiens. Les Franco-Normands, forts d’une culture imprégnée par plus de mille ans de civilisation gréco-romaine, apportent avec eux un vocabulaire original qui n’a pas d’équivalent en anglais de l’époque.

D’aucuns seront peut-être tristes de constater que le français ne possède que d’infimes traces des langues de leurs ancêtres gaulois et germaniques. Las, il faut se rendre à l’évidence, le français vient presque exclusivement de l’« italien ancien"

Posté par cortezyves à 09:09 - Commentaires [73] - Permalien [#]


Commentaires sur L'impossible origine germanique

    C) « QUI PARLE QUOI? »

    Est-il bien nécessaire (extrapolation d’après Gaviius):
    1) … que deux paysans d’un même seigneur parlent le même langage ? : commode, probable : mais pas nécessaire (serfs de diverses origines)
    2) … que ce seigneur parle le même langage que ses paysans ? : hiérarchie de traducteurs : de seigneur à vassal/intendant à contrmaitre à etc. On veut bien accorder une oreille aux grognements de ceux immédiatement inférieurs dans la hiérarchie sociale.
    3) … que les habitants de deux villages --voisins-- parlent le même langage : douteux. Haine du voisinage.
    4) … que les habitants de deux villages --éloignés-- parlent le même langage : pur hasard, sauf villages amovibles et itinérants (cf « gens du voyage ») ; ou bien encore villages insulaires, mais de navigateurs-commerçants : le contre-exemple grec.
    5) … etc
    6) … qu’un littérateur parle le même langage que ses lecteurs : indispensable! … pour avoir des clients! Sauf à donner audience à des esprits déchiffreurs tels Champollion, Rawlinson, Edgard Poe, Alan Turing ou pairs.



    Conclusion : dans les limites des frontières –variables-- d’une nation ou d’un état les patois des gens de cet état ou de cette nation qui n’étaient point lettrés parlaient-ils la même langue? Stricto sensu ou non : très probablement, non.

    Posté par Philippe, 27 février 2014 à 13:50 | | Répondre
  • D) Langues à flexion (celles des lettrés):
    1) Les grecs, flexionnent depuis trois mille ans, dans leurs archipels, sans se lasser : pas de flexion-relaxation chez eux.
    2) Les slaves, grands flexionneurs et gymnastes réputés, n’imposent heureusement pas aux étrangers leurs exercices nationaux : il est permis à l’immigrant de conserver sa roideur originelle.
    3) Les anglophones flexionnent infinitésimalement, avec flegme, et d’être gourds de la langue ne paraissent point.
    4) Et des romains, que reste-t-il de leurs flexions en italien(s) et dans les langues romanes? La conjugaison.

    La plèbe, elle, flexionnait-t-elle ?

    Le langage permet de blablater, comme je le fais actuellement.
    Comme échafaudage il est utile – quoique insidieusement trompeur et fragile comme tout ce qui est préfabriqué, carton-pâte. Réactions en chaîne neuroniques. Mais pas indispensable. Les mathématiciens se comprendraient-ils mieux entre eux que ne le font les autres ? Voyez-en discuter deux : ils ne s’entendent pas … jusqu’à ce que, enfin : « Ah, je VOIS !»

    Posté par philippe, 27 février 2014 à 14:10 | | Répondre
  • Blablater est un bon mot en effet dans ton ca mais tu apporte de bons points sauf que tu as l'air de penser que "flexionner" n'est qu'un snobisme de la haute société ou une mode. Le language n'est pas qu'un échafaudage préfabriqué. Il fait parti de notre façon de penser et nous est fondamental. Quand j'ai commencé mes cours de latin, je ne pouvait pas croire que des gens pouvait vraiment s'exprimer naturellement de cette façon tellement c'est différent de notre manière de penser. Et pourtant j'ai appris que tous les autres peuples indo-européen le font toujours.

    Comme tu le dis toi-même les slaves flexionnent à qui mieux mieux et c'est tout à fait naturel pour eux. La plèbe slave flexionne aussi et ce n'est pas parce que l'état les force! Cela leur est tout à fait naturel. Les anglais ont perdu leur manière indo-européenne de s'exprimer dans une langue à flexion après la conquête de Guillaume le conquérant en quatre ou cinq cents ans. Il n'est pas facile de forcer toute une population de changer sa manière fondamentale de s'exprimer. Dans le cas des Francs, ce sont eux, les conquérants, qui ont totallement perdu leur langue. Est-ce que les Normands étaient plus fort que les Francs? Ou est-ce que cela dépend du fait qu'il y avait déjà une culture forte en Gaule ou une plus grande population?

    Et selon toi la plèbe gauloise aurait pu avoir déjà perdu sa manière de parler quand les romains les ont conquis. Peut-être! Dans ce cas cela voudrait dire que les Celtes n'était qu'une petite bande ayant conquis une grande population et qu'ils n'étaient qu'une noblesse minoritaire à avoir gardée leur langue. Je ne connais pas assez l'histoire des Celtes pour juger cette thèse. De toute façon si c'est le cas, cela revient à la thèse de M. Cortez sauf que tu ajoute que la Gaule parlait déjà une langue sans flexion lors de la conquête romaine, ce qui aurait facilité l'implantation du latin vulgaire ou de l'italique parlé par les troupes. C'est possible et cela confirmerait que le français ne vient pas du latin sauf pour une bonne part du vocabulaire.

    Mais alors d'où viendrait cette manière de parler sans flexion? Du substrat européen d'avant l'invasion Celte. Peut-être le ligure? Là on se perd dans la nuit des temps mais il reste que le français ne vient pas du latin.

    Posté par Hubert, 27 février 2014 à 22:52 | | Répondre
    • Je te remercie, Hubert, de répondre posément, à qui soliloque bouffonnement.
      Je ne discute pas, j’« opinionne » : la péroraison est plus facile.
      Exception : je réponds ici à ta lettre.

      a) Ta conclusion « Le français ne vient pas du latin.» vaudrait-elle aussi pour l’italien, l’espagnol (=>le portugais) et le roumain qui, tous quatre, sont fort voisins? Qui apprend les langues romanes apprend presque quatre fois la même. Leur syntaxe n’est pas latine, non, mais celle du latin de la plèbe romaine était-elle celle des « Commentaires » de César? Pourtant, dira-t-on, si César harangua jamais le(s représentants du) peuple il comptait probablement être compris… « Ils comprendront bien ce qu’ils voudront! » pensa-t-il certainement, comme tout tribun. « Alea jacta est !» dit-il, « Ale, jactans est ! » pensèrent-ils de ce vaniteux. Il aura sans doute lui aussi pratiqué, et pas qu’un peu, le « Je vous ai compris !», la bonne blague, de de Gaulle. Parler et être compris sont deux choses bien différentes… que la raison en soit l’ignorance d’une syntaxe complexe ou la polysémie.

      b) Tu demandes aussi : « D'où viendrait cette manière de parler SANS flexion?». « Et d’où viendrait cette manière de parler AVEC flexion en latin, grec, slave, allemand ? » réponds-je [ouille!]. De l’indo-européen. Mouais… Et l’indo-européen, le sanscrit et autres, d’où leur viendrait-elle? D’une « fantaisie » combinatoire d’un esprit (de groupe) mathématico-linguistique, probablement … Mais il ne s’agit pas de ça, bien sûr : car flexionne qui veut! [cf 2) « Invention d’un idiome »] Mais de : « Comment/Par quoi/Par qui le latin, idiome du conquérant romain, a-t-il été DÉflexionné?». Par le relâchement de l’ignorance? Un lent ou rapide « eureka » populaire, simplificateur de morphologie? [cf 5) « Évolution d’un idiome »]

      c) Comme toi je fus charmé, plus que surpris, de ce parti pris de flexion en latin : mais, persistant en conjugaison française, il n’y pas lieu de trouver mauvais son application aux noms, pronoms, adjectifs. Cela paraît même nécessaire dans une langue où l’ordre des mots a une influence sémantique mais pas fonctionnelle. Mais les romains lettrés n’en étaient pas si fiers, car ne trouvaient-ils pas délicieux –en particulier Tibère …– l’anatomie du grec? Flexible lui aussi, mais dans un bel ordre : SUJET VERBE COMPLÉMENT [cf Psychologie induite de l’idiome au locuteur]; et foisonnant de mignons articles et particules. Humf!

      0) « Langues préfabriquées » : Je n’ai pas inventé la langue française, non : elle m’a été régurgitée. Autant qu’elle le fut à Rabelais, Ronsard, Voltaire, etc. César n’a pas inventé le latin, non plus qu’Homère le grec, etc. Depuis cinq ou dix mille ans des langues plus ou moins élaborées sont vomies de génération en génération.
      1) « (Proto)histoire d’un idiome » : Depuis quand les hominidés grognent-ils intelligemment (= conventionnellement)? Dix-mille? Cent-mille ? Un million d’années ? … : en binaire-Morse, alors! « Grouink » et « grouank » (en Gaule, à cause des sangliers), « ying » et « yang » en Asie, etc. Remarquablement, des mill(-iers, -ions) d’années ont été nécessaires pour qu’ils –les hominidés— se rendent compte que ces humbles deux bits --alphabet à deux lettres ou vocabulaire à deux mots ou phonétique à deux sons—suffisent à blablater et, plus sérieusement, à calculer. Il n’est pas difficile de se retrouver dans la même situation : un voyage au Japon --dont je ne connais pas la langue-- m’obligera à « grogner du français » aux oreilles de qui ne « grogne qu’en japonais » : à force de grimaces, mimiques explicatives j’obtiendrai ce que je veux –ou non. Mais aux oreilles d’un français n’est-il pas rare de rencontrer aussi peu le succès ? : « Que voulez-vous dire? » n’entend-on pas en réponse –si réaction aucune-- à une phrase pourtant syntaxiquement correcte et « sensée ».
      2) « Invention d’un idiome » : esperanto, code de la N'dranghetta (pour un cours d’ « initiation » à la mafia calabraise), argots cryptiques ou non, langages informatiques (rarement articulés, quoique lisibles), etc.
      3) « Codage décodage » d’un langage (i.e. « parler comprendre ») :
      a. Vernaculaire : facile dans les deux sens. WARNING : Le verbe habituel signifiant « décoder une proposition » d’une langue vernaculaire (le français, par exemple) est « comprendre ». Mais on n’en est pas plus avancé. Pour tester cette compréhension on soumet d’habitude l’élève à l’expérience : 1) s’il est « normal » il fera ce qui est attendu 2) s’il est imbécile ou génial ou bien veut se foutre de la gueule du testeur : que nenni. Il est donc ardu de tester la « capacité de compréhension», qu’elle soit animale (humaine) ou cybernétique. Il est prévisible que les robots futurs ne seront pas plus dociles et nous feront enrager … que dis-je, pas besoin de prospectiver : ils nous font déjà enrager! Car, peut-on savoir, de façon absolument sûre, pourquoi une machine électronique ne réagit pas comme prévu? …
      b. Informatique : facile dans les deux sens (si NON compilé). « Décodage » signifiant ici « interpréter », « compiler » ou « exécuter », et non pas « reverse-engineering ».
      c. Cryptographique : intentionnellement difficile à décoder.
      4) « Domaine géographique d’un idiome» : en Gaule cis-trans-alpine (ou trans-cis du point de vue romain), chez les gaulois donc, privés de l’école de Jules Ferry, l’école universelle était-elle bien celle des bardes? c’est-à-dire d’une caste soi-disant versée dans un savoir, oral ou écrit? Dans ce cas, cette caste de prétendus sages a-t-elle pu déterminer (ou bien infléchir ou bien uniformiser –si ces bardes eux-mêmes furent isomorphes), comme la télévision, la manière de penser et de parler d’une population au point de croire justifié de désigner d’un seul nom les langues que ce peuple parla : le gaulois?
      5) « Évolution d’un idiome » : forces agissant sur la mutation (re-création) du langage. Quant à la création ex nihilo, cf « (Proto)histoire d’un idiome » ou « Invention d’un idiome »
      a. « Chez l’individu » :
      i. Physiologiques :
      A) incapacité à entendre un son
      B) incapacité à reproduire un son
      C) défaut de mémoire
      D) influence de l’analogie
      E) désir correctif ou inventif
      ii. Anthropiques
      A) influences externes (à l’individu)

      Le locuteur lui-même n’a pas conscience de la transformation de sa façon de parler : i.) A., B., C., D.
      Le locuteur modifie consciemment son langage : i.) E.
      Le locuteur est contraint à changer son langage : ii.) A. C’est sans doute la cause principale, dans un société un peu nombreuse, de mutation de la langue d’UN l’individu, et donc, de toute la société. Mais, ouste, fi de la partie principale! passons aux termes du second ordre! … prochainement.


      Une merveille : www.languefrancaise.net/bob/‎

      Posté par Philippe, 28 février 2014 à 21:58 | | Répondre
      • C'est la conclusion de M. Cortez, à laquelle j'adhère, que la langue latine s'est éteinte sans rejetons et que par conséquent toute les langues dites latines ne viennent pas du latin.
        Pour ce qui est de l'origine de la langue indo-européenne, il fut remonter à sept, neuf ou onze millénaire, c'est selon. On voit qu'une manière de penser se transmet longtemps intact.
        Quant à savoir d'où vienne que l'on flexionne, agglutine ou développe des tons comme les chinois et vietnamiens, là c'est une autre histoire sûrement très longue et très complexe. Mais intéressante aussi.
        http://www.axl.cefan.ulaval.ca/monde/origine-langues.htm

        Posté par Hubert, 28 février 2014 à 23:07 | | Répondre
  • Bonjour,
    Quelles sont les possibilités d'influence romaine dans les toponymes allemands se terminant en "um"? Merci
    Bien cordialement
    Pascal Liébart

    Posté par Octodidact, 18 mars 2014 à 14:13 | | Répondre
  • Bonjour,
    Quelles sont les possibilités d'influence romaine dans les toponymes allemands se terminant en "um"? Merci
    Bien cordialement
    Pascal Liébart

    Posté par Octodidact, 18 mars 2014 à 14:13 | | Répondre
  • Bonjour,
    Quelles sont les possibilités d'influence romaine dans les toponymes allemands se terminant en "um"? Merci
    Bien cordialement
    Pascal Liébart

    Posté par Octodidact, 18 mars 2014 à 14:14 | | Répondre
  • Il est évident que les langues romanes à l'exception du roumain ne peuvent provenir du latin, il y a eu trop de changements en quelques siècles; disparition du verbe déponent, du participe futur et des infinitif futur et parfait, typologie syntaxique modifiée, disparition du système casuel, du genre grammatical neutre ainsi que du supin, utilisation élaborée des prépositions, bouleversement phonétique, apparition des articles, de l’adverbialisation en –ment(e), du mode conditionnel et du pluriel avec « s » ou avec « i » et ainsi de suite. Comment les habitants généralement illettrées de l'Empire romain auraient pu se comprendre ne serait-ce que d'une génération à l'autre.

    Le latin et les l'osco-ombrien sont selon moi des langues importées de Dalmatie alors qu'arrivaient dans cette région les premiers Proto-Slaves, les Illyriens. La langue latine serait donc apparue dans la péninsule italienne avec la vaste culture (sub)apenninique, qui demeure relativement méconnue. Le latin aurait donc cohabité avec les idiomes ligures d'Italie durant quelques millénaires avant que son prestigieux vocabulaire de cette langue écrite ne se répande durant l'époque des conquêtes romaines. Le roumain, la langue des Valaques ne vient toutefois pas d'Italie, ce serait peut-être le contraire puisque les Romains n'ont occupé qu'une partie de la Roumanie pendant seulement un siècle et demi. L'ADN du chromosome Y démontrerait des déplacements qui iraient aussi dans ce sens.

    Le latin est donc la langue la plus proche du proto-indo-européen qu'on a tenté de reconstituer en imaginant une langue médiane entre celles des différents groupes de l'indo-européen, alors que ces langues comportaient des substrats que le latin n'aurait pas.

    Ce que Yves Cortez nomme l'italien ancien est en fait du ligure celtisé qui est l'ancêtre des langues romanes probablement composé d'un substrat chamito-sémitique depuis l'Aurignacien. Les langues romanes sauf le roumain ont perdu le genre grammatical neutre et curieusement il est aussi absent dans toutes les langues chamito-sémitiques. À noter que le monde celtique est représenté par une culture (commune) et non une langue. Les véritables Celtes de la cilivisation de Hallstatt étaient des Proto-Haut-Allemand, le casque de Negau en témoignerait.

    Plusieurs mots courants auraient exigé un processus d'évolution phonétique de plusieurs siècles voire quelques millénaires, en voici quelques exemples « ceci » est hic ? en latin alors que le mot gaulois synonyme connu est sosio, « mon » a l'équivalent meum en latin mais mon ou moni en gaulois, « avec » se retrouverait dans apu-hŏque (latin) et ac, apo ou con (gaulois), « oui » du latin hoc ille (cela il ?), « arrière » provenant du latin rursus ou bien de retro ? et « même » rendu en latin par met ipse issimus ??

    En terminant, l'écriture existe depuis bien plus longtemps qu'on peut imaginer. Pour ceux qui peuvent lire l'anglais voici une preuve ahurissante;

    The Vinca Culture (Old Europe). - Ancient-Wisdom.Co.Uk, dont le lien suivant : More about the Origins of Writing.

    Posté par Oblada, 21 septembre 2014 à 15:36 | | Répondre
  • Le français à certes quelques origines latine mais faut pas aller jusqu'à dire que c'est une langue romane arrêtons les âneries tout de suite!
    Cette légende est là en premier lieu juste pour que le reste de l'empire romain tienne encore la gaule sous son contrôle avec la venue des prêtre chrétiens (n’étant d'autres que des anciens généraux romains) donc parlant le latin et d'autant plus que c'est l'envahisseur romains qui n'as pas arrêter de critiquer et dénigrer toute la civilisation celte dont nous venons.
    En second temps, Jules Ferry a appliquer la langue française dans toute la nation française, et en même temps ordonnera à l’éducation nationale d'inculquer aux jeunes enfants que nous avons une langues romane et non germanique .....Pourquoi pour la simple et bonne raison que nous étions en guerre contre un ennemi dont la langue était germanique donc quoi de mieux que de laver le cerveau des gosses pour pointer du doigt cette "sale" langue de "barbare". Mais tout cela est faux nous exagérons nos certaines origines latine (qui doit même pas être à 10%)
    Preuve en danois pour dire BlueTooth on dit: "DENT BLEU" ....DENT ET BLEU... oui bien sur on a que des origines latines!
    2° noël en italien se dit: "NATALE" latin:"NATALIS" bon trêve de plaisanteries en gaulois on dit: "noio hel " ou en francique: (en français quoi enfin j'sais pas on des FRANCS bordel... ==) "neu helle" bon la on voit bien que noël viens pas de natalis mais bien du gaulois ou du francique en tout cas de langue celtique et non de langues latine comme voudrait le faire croire ces désenracineurs du peuple français.
    3° tout les termes de navigation sont aussi gaulois et oui ^^
    4° pareil pour chouette, alouette, besogne qui a donner buisness, framboise, sapin
    ( bizarrement on pourrait lui reconnaître des origines celte mais on veut pas donc on essaye a tout prix de le calquer dans le latin)
    5°tout les mots dit VULGAIRE pourquoi bah parceque c'est non du latin mais du celte ou gaulois à l'origine : p donc voilà: Bagnole, godasse, grolle, ....
    ils sont vulgaire pas parce que se sont des jurons c'est parce que jules ferry et les romains avant ont délibérément dénié tout ceux qui utilisais ces mots heureusement certaines personnes les utilise encore ^^

    Dire que notre langue est latine est un affront à nos ancêtre francs, gaulois, CELTE...

    C'est faire déshonneur à ceux qui se sont combattues pour garder un semblant d’espoir de la renaissance celtique, Nous ne venons pas du sud, nous venons du nord ne l'oubliez pas.

    Jule César était un anéantisseur, pas un sauveur, le seul bien fait fut la chrétienté et encore cela à été importé de force par CLOVIS. Les celte avais un dialecte tout aussi complexe que les romains, nous venons tous de l'indo-européen si il y a des ressemblance avec le latin et le germanique à mon avis ce n’est pas dus a la racine latine mais plutôt à la racine celte... Enlevez se voile qui aveugle et endoctrine votre esprit pourtant si pure et de bonne volonté détruit par le mensonge et la corruption.

    Je dis cela non pas pour critiquer mais apporter mon point de vue en tant que citoyens français, et ainsi faire avancer les choses dans le bon sens , ouvrir de nouveaux horizons. Car il est vrai que notre culture est entrain de se dépérir avec ce dénis systématique de nos vrai origines.

    à savoir que même si les romains nous ont envahi les francs eux ne l'étaient pas je voudrais donc bien savoir comment donc nous les francs avons nous eux un langage passant soudainement du nordique au latin.... cette question n'attend pas de réponse car ceux qui sont intéressé et intelligent et clairvoyant saurons quoi en penser.

    sur ce je vous dit bonsoir, ou bonne journée

    En espérant que les mentalités changes et que la future génération soit au courant de notre vrai culture et de nos vrai origines étymologiques.

    Posté par blake1, 05 octobre 2014 à 15:40 | | Répondre
  • l'article de monsieur cortez est trés intéréssant et doublement pour moi j'ai vu dans ce blog qu'il y avait des specialistes en ethymologie; pour ma part je recherche l'origine de mon nom de famille qui est DODERO ce qui n'est pas simple d'origine espagnol; italienne ;portuguaise?certains genealogistes parlent de racines latine et d'autres pensent a des racines germaniques dod hari qu'en pensez vous merci d'avance

    Posté par cricri, 09 janvier 2015 à 07:27 | | Répondre
  • Bonjour,
    Instructif de consulter http://www.etymonline.com/ car 30% du vocabulaire anglais est commun avec le français. Cela permet donc de trâcer l'origine de bien des mots français. Et cela contredit carrément la thèse de M. Cortez.

    " war: [...] from Old North French werre "war" (Old French guerre "difficulty, dispute; hostility; fight, combat, war;" Modern French guerre), from Frankish *werra [...]

    Posté par Olitchouf, 26 octobre 2015 à 13:51 | | Répondre
  • Bonjour,
    Instructif de consulter http://www.etymonline.com/ car 30% du vocabulaire anglais est commun avec le français. Cela permet donc de trâcer l'origine de bien des mots français. Et cela contredit carrément la thèse de M. Cortez.

    " war: [...] from Old North French werre "war" (Old French guerre "difficulty, dispute; hostility; fight, combat, war;" Modern French guerre), from Frankish *werra [...]

    Posté par Olitchouf, 26 octobre 2015 à 13:52 | | Répondre
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