09 septembre 2007

Etymologie des points cardinaux

Rappelons que les vocabulaires des langues romanes sont issus de l’italien ancien, il n’y a donc pas à être surpris

-         de leur parfaite ressemblance

-         et de leur non ressemblance au latin

 

Toutefois la curieuse et très forte ressemblance des mots représentant les points cardinaux pour les langues romanes et germaniques est troublante.

 

Y a-t-il eu emprunt aux langues germaniques me demande Greg ? Mais pourquoi ne serait-ce pas l’inverse ? En fait, la reconstruction de la langue indo-européenne nous incline  à préférer  une origine commune. Mais pourquoi les langues slaves, indiennes, celtes et le grec emploient-elles des mots totalement différents ?

 

Y aurait-il eu un stade intermédiaire entre l’indo-européen et les langues germaniques et romanes, une langue germano-italique ? Je n’en trouve pas assez de traces pour conclure à son existence .

Greg a lancé un débat intéressant. A suivre….

Posté par cortezyves à 10:29 - - Commentaires [3] - Permalien [#]


Commentaires sur Etymologie des points cardinaux

    étymologie de sanglier

    Ce que je lis P. 89 de "Le Français ne vient pas du latin !", à propos de la nouvelle étymologie proposée pour "sanglier", me fait à peu près autant sourire que la traditionnelle, pour ne pas dire qu'elle relève de la fantaisie la plus farfelue ! Ainsi donc, balayée l'origine "traditionnelle" (latin "singularis porcus", le porc solitaire, qui vit seul), au profit d'une combinaison
    - d'une syllabe étiquetée indo-européenne, "sous des formes phonétiques variées mais proches" : pas très rigoureux, ce passage : est-ce ce que l'on appelle une racine i-e, qui en principe ne comporte pas de voyelles ? ou tout simplement une syllabe récurrente que l'on trouve, quelle coïncidence, "dans de très nombreux mots relatifs aux animaux", regroupant des éléments aussi hétérogènes que sin-ge, gén-isse, can-asson, cha-meau... ? La variation phonétique de cette première syllabe me semble assez grande !
    - et d'un élément -GLIER "pas facile à déchiffrer" (en effet ! avec un tel découpage du mot !), qui pourrait renvoyer à "gueule", d'où : sanglier = "animal ayant une énorme gueule".
    Alors là, si l'étymologie a pour rôle de raconter de belles histoires, je crois qu'Y. Cortez a apporté sa pierre ! Ce qui m'ennuie, c'est que certaines de ses propositions d'étymologie pour d'autres mots sont extrêmement pointues et réellement convaincantes ("convoiter", "cousin"), motivées qu'elles sont par des rapprochements avec des langues soeurs. Le sanglier ruant dans cet édifice solide est proprement désopilant...

    Posté par Mafalda, 03 janvier 2008 à 00:04 | | Répondre
  • étymologie de rincer et bouger

    (p.93 de "LNVPF")
    Je suis séduite par les origines proposées pour "rincer" et "bouger", respectivement mis en parallèle avec des mots du même champ lexical et présentant les mêmes groupes de consonnes (j'hésite à reprendre le terme de "radical" indo-européen pour la bonne raison que cette formule a un sens académique bien défini) :
    - RN (pour rincer) : all. rinnen, angl. rain, gr. reon, fr. Rhin, Rhône, Garonne ; tous en rapport avec "couler" ;
    - VG (pour bouger): voguer, divaguer, vagabond, baguenauder, lat. vagus, vagor, all. weg, wagen, évoquant le "mouvement" ou un "déplacement".

    Posté par Mafalda, 03 janvier 2008 à 00:11 | | Répondre
  • la latinisation de l'orthographe française

    (en réaction aux pages 122-123 de "Le Français ne vient pas du latin")
    L'excellente émission "C'est pas sorcier" sur l'origine du français et la lexicographie présente la latinisation de l'orthographe française d'une manière subtile (et moins vindicative...). Si l'on a ajouté, au XVIème s. (moment où l'orthographe normative se voit fixée) un -g- latin à doigt, et un -p- à compter, c'est, outre un énième témoignage de déférence humaniste envers les Latins, un moyen d'éviter les homographes !

    Quant au problème de la latinisation abusive, comme pour "poids" qui s'est vu ajouter un -d- parfaitement immotivé, il serait intéressant de rappeler que plus tard, les étymologistes ont rapproché ce mot de "pensum" (poids de laine donné à filer quotidiennement à un ouvrier) plutôt que de "pondus" (la masse, le poids). C'est Henriette Walter qui l'explique dans l'émission sus-nommée.

    Posté par Mafalda, 03 janvier 2008 à 01:02 | | Répondre
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