01 octobre 2007

Molière et le latin

La lecture de chaque ouvrage ancien me renforce dans la conviction que les langues, la nôtre comme toutes les autres, évoluent très lentement, rendant peu crédible l'idée que le latin aurait pu se transformer si radicalement en l'espace de 4 à 6 siècles.

Appelons Molière à la rescousse!

En relisant "Le médecin malgré lui" j'ai constaté

1 . Que la langue de Molière, vieille de près de 350 ans, était identique à la nôtre sur le plan de la syntaxe, de la grammaire et du vocabulaire à quelques rares exceptions près.

2 . Les très rares mots rencontrés dans cette oeuvre de Molière, et qui ne sont plus utilisés à ce jour sont:

     - Des mots presque italiens: BOUTER (buttare), BASTE (basta), CAROGNE (carogna), DRAIT (diritto), DULCIFIANT (dolce)

     - Des mots divers qui ne nous viennent pas du latin: PENDARD (Cf l'espagnol pendero), COMPERE (Cf l'espagnol compadre),  JULEPS et BELITRE.

Vous avez bien noté, ces mots sont au nombre de neuf.

En d'autres termes on constate une remarquable stabilité de la langue , et les rares mots que le sieur Molière employait et que nous n'employons plus nous rapprochent de l'italien et non pas du latin. Bien sûr la démonstration est encore plus probante avec le français ancien comme je le montre dans le chapitre de mon livre "Le français ne vient pas du latin" consacré au français ancien.

Yves Cortez

Bordeaux le 1.10.2007

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